EU Migration Crackdown: Dangerous New Deportation Hubs
The Right and the Far Right Hand in Hand to Further Harden the European Union’s Migration Policy: A Shame We Condemn in the Strongest Possible Terms!
The “Return Regulation”, already adopted by the European Parliament in March 2026, has now been confirmed through an agreement reached within the trialogue between the European Commission, the Council of the European Union and the European Parliament on June 1, 2026. This new stage must still be approved in a final vote by the European Parliament and the Member States in the coming weeks.
We strongly condemn this disgraceful text, which represents yet another attack on fundamental rights and on the values of solidarity that the European Union claims to uphold. It is a shame for Europe.
This regulation will make it possible to establish so-called “return hubs”, effectively deportation centers for migrants located in countries outside the European Union in exchange for financial compensation, following the model already tested by Giorgia Meloni in Albania. It will allow the detention of children, women and men in countries with which they have no connection, before forcibly expelling them, including people whose asylum applications have been rejected.

Beyond the creation of these outsourced detention centers, the text introduces increasingly severe sanctions against migrants who refuse to leave European territory: confiscation of identity documents, extension of detention periods to up to 24 months, and entry bans to the European Union extended to ten years, or even twenty years in certain cases.
This regulation constitutes a new step in the continuous hardening of European migration policy. We consider it disgraceful, contrary to fundamental rights and incompatible with the principles of international law. It accelerates the transformation of Europe into a fortress and makes it complicit in repeated human rights violations that have been denounced for years by numerous non-governmental organizations.
These measures, presented as the result of a supposed “consensus”, in reality illustrate the alarming ideological convergence between the European right and the far right. They also evoke some of the harshest migration policies seen elsewhere in the world, particularly in the United States, where a logic of repression and deportation has too often prevailed over respect for human dignity.
The real reason behind the proposal for this Regulation – which is, moreover, largely unenforceable – is not based solely on xenophobia. Tightening repressive measures and putting the lives and safety of so many people at risk serves to make them more vulnerable to exploitation in the workplace, to lower the threshold for the rights they can claim, and to block pathways to regularisation.
In contrast, the European left and many human rights organizations firmly oppose this regulation, considering it contrary to international law and going so far as to describe it as an institutionalized system of deportation.
Faced with this dangerous drift, we will not remain silent. We denounce this regulation with determination and we will fight with all our strength to prevent its implementation. We will stand alongside progressive forces, trade unions, associations and mobilized citizens to uphold respect for human rights and international law.
We will continue to advocate for a dignified European reception system for people forced into exile, based on the creation of safe and legal pathways, without discrimination based on origin or nationality. In direct opposition to selfishness, electoral calculations and racist rhetoric that fuel fear and division, we affirm that we owe hospitality, solidarity and fraternity to all those fleeing war, poverty, persecution and oppression.
Because we belong to one and the same humanity, we refuse to see men, women and children treated as commodities to be displaced or removed. We will continue to defend a vision of security grounded in rights, justice and cooperation among peoples.
This broader conception of security must also guarantee every country’s right to development, sovereignty and emancipation from capitalist and domination-driven systems. It must ensure that everyone has the right to live in dignity, peace and freedom, and to remain in their own country if they so choose.
We reject this Europe of detention and exclusion. We reject this politics of fear. And we will continue the struggle, tirelessly, for a Europe that remains faithful to human rights, solidarity and the dignity of all.
– fr –
Droite et extrême droite main dans la main pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne : une honte que nous dénonçons avec la plus grande fermeté !
Le « Règlement retour », déjà adopté par le Parlement européen en mars 2026, vient d’être confirmé par l’accord trouvé au sein du trilogue réunissant la Commission européenne, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen ce lundi 1er juin 2026. Cette nouvelle étape devra encore être soumise à un dernier vote du Parlement européen et des États membres dans les prochaines semaines.
Nous dénonçons avec force ce texte indigne, qui constitue une nouvelle attaque contre les droits fondamentaux et les valeurs de solidarité dont l’Union européenne se réclame pourtant. C’est une honte pour l’Europe.
Ce règlement donnera la possibilité de créer des « hubs de retour », véritables centres d’expulsion pour migrant·e·s installés dans des États extérieurs à l’Union européenne contre compensation financière, à l’image de l’accord déjà expérimenté par Giorgia Meloni en Albanie. Il autorisera l’enfermement d’enfants, de femmes et d’hommes dans des pays où ils n’ont aucun lien, avant de les expulser par la force, y compris lorsqu’il s’agit de personnes déboutées du droit d’asile.

Au-delà de la création de ces centres de rétention externalisés, le texte prévoit des sanctions toujours plus sévères contre les migrant·e·s refusant de quitter le territoire européen : saisie de documents d’identité, prolongation de la durée de détention jusqu’à 24 mois, allongement de l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’Union européenne à dix ans, voire vingt ans dans certains cas.
Ce règlement constitue une nouvelle étape dans le durcissement continu de la politique migratoire européenne. Nous le jugeons indigne, contraire aux droits fondamentaux et incompatible avec les principes du droit international. Il accélère la transformation de l’Europe en forteresse et la rend complice de violations répétées des droits humains, dénoncées depuis des années par de nombreuses organisations non gouvernementales.
Ces dispositions prétendument issues d’un « consensus » illustrent en réalité le rapprochement idéologique inquiétant entre la droite européenne et l’extrême droite. Elles rappellent également les politiques migratoires les plus brutales observées ailleurs dans le monde, notamment aux États-Unis, où la logique de répression et d’expulsion a trop souvent pris le pas sur le respect de la dignité humaine.
La véritable raison qui a conduit à proposer ce règlement, d’ailleurs en grande partie inapplicable, ne repose pas uniquement sur la xénophobie. Renforcer les mesures répressives, mettre en danger la vie et la sécurité de nombreuses personnes, sert à les rendre plus vulnérables au chantage sur leur lieu de travail, à abaisser le seuil des droits exigibles et à empêcher les parcours de régularisation.
À l’inverse, la gauche européenne et de nombreuses organisations de défense des droits humains s’opposent résolument à ce règlement, qu’elles considèrent contraire au droit international et qu’elles n’hésitent pas à qualifier de système de déportation institutionnalisé.
Face à cette dérive, nous ne nous tairons pas. Nous dénonçons ce texte avec détermination et nous nous battrons de toutes nos forces pour empêcher sa mise en œuvre. Nous prendrons toute notre place aux côtés des forces progressistes, des syndicats, des associations et des citoyens mobilisés afin d’imposer le respect des droits humains et du droit international.
Nous continuerons à défendre un accueil européen digne des personnes contraintes à l’exil, fondé sur l’ouverture de voies légales et sécurisées, sans distinction d’origine ou de nationalité. À l’opposé de l’égoïsme, des calculs électoraux et des discours racistes qui alimentent la peur et la division, nous affirmons que nous devons hospitalité, solidarité et fraternité à toutes celles et tous ceux qui fuient les guerres, la misère, les persécutions et les oppressions.
Parce que nous appartenons à une seule et même humanité, nous refusons que des hommes, des femmes et des enfants soient traités comme des marchandises que l’on déplace ou que l’on éloigne. Nous continuerons à défendre une sécurité fondée sur les droits, la justice et la coopération entre les peuples.
Cette sécurité globale doit également garantir à chaque pays le droit au développement, à la souveraineté et à l’émancipation face aux logiques capitalistes et de domination. Elle doit permettre à chacune et chacun de vivre dignement, dans la paix, la liberté et dans son propre pays s’il le souhaite.
Nous refusons cette Europe de l’enfermement et de l’exclusion. Nous refusons cette politique de la peur. Et nous mènerons le combat, sans relâche, pour une Europe fidèle aux droits humains, à la solidarité et à la dignité de toutes et tous.
