La gauche a besoin du féminisme!

La gauche a besoin du féminisme!

How Left is Feminism - How Feminist is the Left?

Avec toujours la même intensité le patriarcat continue de mener sa guerre dans les tranchées des normes de genres.
 
Les conséquences en sont dramatiques : inégalités salariales grandissantes, augmentation de la pauvreté féminine, augmentation des violences contres les femmes depuis le niveau domestique jusqu’au niveau mondial, le tout surmonté par la crise économique.


La critique du patriarcat va de pair avec celle du capitalisme. Le fait que les questions féministes soient également  négligées, quand elles ne sont pas simplement ignorées, à gauche ne date pas seulement du légendaire jeté de tomates en Allemagne durant le mouvement de 1968.


 
“A quel niveau la gauche est-elle féministe? – A quel niveau le féminisme est-il de gauche ? ” fut le thème d’une conférence du réseau féministe (EL Fem) du Parti de la Gauche Européenne organisée les 20 et 21 mars 2009 a Vienne par le EL FemA (les femmes autrichiennes de l’EL Fem).
Le réseau EL Fem est constitué de femmes membres de partis politiques de gauche et de femmes non encartées de toute l’Europe. Cette diversité s’est reflétée dans les contenus des débats auxquels ont participé plus de 150 participants venu de toute l’Europe pour discuter de la gauche a travers des perspectives féministes.


 A la veille de la conférence Frigga Haug (Allemagne) a suscitée un stimulant débat autour de sa ‘‘ perspective-quatre-en-un’’ (“Four-in-One-Perspective”).
Cette théorie se focalise autour des questions de la juste distribution du travail salarié, du travail domestique, du travail social et des possibilités de développement. Tandis que ces quatre domaines ont longtemps été perçus comme indépendants, Frigga Haus nous  propose une clef pour comprendre ces questions dans un contexte commun.  Alors que chacun de ces domaines étudiés isolement ont tendances à être insuffisant, cette construction théorique, est essentielle, voire révolutionnaire.


Les relations entre les sexes doivent êtres considérées comme des relations de production. Cette idée féministe doit être portée jusque dans l’antre du lion marxiste. Quatre heures de travail salarié, quatre heures pour la reproduction de la vie et de la nature, quatre heures de développement personnel et quatre heures de critique politique : une journée pleine de sens et huit heures de sommeil.
Une question subsiste : Quelle raison de vivre? Dans ce contexte, le revenu de base garantie   permettant une existence sereine, la juste répartition des ressources financières et la fin de l’organisation du travail orientée selon la simple recherche de profits ont été discutées. Et de nouveau la question surgit alors que les questions féministes se perdent dans le marxisme.


 
Dimanche et samedi des débats enjoués dans les commissions et ateliers ont suivis les interventions de Mária Jóo (Hongrie) sur le post-socialisme et le féminisme ; de Tove Soiland (Suisse) sur les questions de genres et de l’adaptabilité de la subversion ; de Maureen Maisha Eggers (Allemagne) ‘’Unmistakeable Experiences’’ - interdependences du racisme, sexisme, lutte des classes dans l’arene  politique ; et de Manuela Tavares sur Feminisme and Marxisme –Une alliance impossible? – Nouveaux enjeux pour une idéologie féministe radicalement de gauche.


 
(Rapports, présentations et documents bientôt en ligne.)