Un symposium du PGE: L’Education vue avec les yeux de femmes

Un symposium du PGE: L’Education vue avec les yeux de femmes

Histoire, sciences sociales, biologie, droit, philosophie, pédagogie : ce ne sont pas des matières d’étude, mais des thèmes que les camarades participantes ont exposés pendant la conférence de Prague du weekend qui vient de se terminer. Les femmes présentes ont pu s’exprimer et se confronter sur la promotion de la politique de genre.

Le groupe de travail Education a voulu parler d’éducation parce que cela permet de toucher un point essentiel des dérives néolibérales de la société et implique une réflexion politique sur l’éducation du point de vue de la valorisation des femmes, sur le modèle imposé par la société.  Ceci qui représente une ouverture pour des projets de constructions alternatives où toutes et tous partagent les droits, la parole, les matières, les responsabilités et les niveaux. Cette approche a donc mis l’accent sur les systèmes éducatifs en Europe, du point de vue du sexe et de la classe, s’agissant d’un problème de politique sociale et culturelle qui demande l'élaboration d'une alternative critique.

En partant de l’évolution de la femme dans les contextes historiques finlandais et espagnol, la haute qualité des débats a amené à une compréhension de l’expérience des différents pays d’Europe : un parcours qui a mis l’accent sur l’étroite relation entre la condition de la femme et le rôle de l’Etat, de ses règles de pouvoir et de ses lois. Le rapport entre recherche et sciences a souligné la persistance de la difficulté des femmes à accéder aux niveaux très hauts de la profession.

L’approche pédagogique sur l’éducation de genre dans les écoles a été l’occasion de s’approcher à  des expériences peu connues. Les témoignages des expériences présentes en France et en Italie ont montré la persistance de stéréotypes sur le genre, dès la maternelle. Les indications des Ministères ainsi que le travail fait par le personnel spécialisé à l’encontre des écoles qui prônent l’égalité rencontrent des adversaires politiques et ecclésiastiques qui arrivent à considérer l'éducation du genre comme de la propagande totalitaire.

L’intervention des femmes camarades tchèque à propos de la situation de l'enseignement en république tchèque a permis de s’approcher à leurs situations personnelles dans le travail, aux difficultés de lier entre famille et travail, tout en devant être excellentes beaucoup plus que les hommes.

Le débat au dehors des panels a été riche et les différentes interventions ont été nombreuses. Elles ont souligné en particulier la condition des femmes dans le monde du travail et ont montré comme la différence de responsabilité, de salaire, de tâche, entre homme et femmes est encore forte présente dans les parcours de formations. En parlant de recherche et de haute formation, l'échange en est arrivé à réfléchir à de lieux alternatifs aux institutions universitaires pour une réélaboration et la de la femme.

En effet, les sujets abordés ont touché à des niveaux intellectuels très élevés et ils ont évalué la situation pratique et politique jusqu’au niveau de la structure moléculaire. Nos intérêts se sont donc portés sur la femme dans le déroulement de l’éducation et dans le domaine de la formation pour trouver des points en commun même dans différents pays.

Ce colloque, pour conclure, a mis en évidence «les femmes qui ont été dégommées du récit historique» et la perspective d’une éducation sensible et raisonnée, basée sur les gamins et ados

qui leur permettra de devenir des citoyennes et citoyens responsables, capables de dialoguer dans le respect de différences : ce seront les hommes et les femmes qui construiront leur chemin dans une société future qui a, à notre avis, doit absolument être plus égal et libre.