Le PGE continuera à construire des espaces communs de lutte et d'alternatives

Le PGE continuera à construire des espaces communs de lutte et d'alternatives

Anne Sabourin est intervenue, représentant le PGE, à la table ronde dédiée aux mouvements sociaux et à la gauche européenne au festival des jeunes de Syriza à Athènes, avec des membres des mouvements Bloccupy allemand, Altersummit européen et de la campagne contre le TTIP, le traité transatlantique entre les Etats Unis et l'Europe. Ce fut une rencontre dans laquelle les mouvements européens qui luttent pour une alternative au modèle néolibéral de la Troïka, et le PGE, se sont accordés sur la nécessité de rassembler leurs forces pour une Europe sociale au service des peuples.

 

Anne Sabourin, membre de l'executif du PGE et du Parti communiste français, a expliqué que nous avons beaucoup résistés pendant 6 ans à cette politique d'austérité, et que « si nous voulons vaincre, cela se fera par une alternative de gauche. Et cette alternative, il faut la construire avec les forces progressistes de la gauche, des mouvements, des syndicats, avec tous les citoyens qui veulent le changement, y compris ceux qui viennent de la sociale-démocratie et des verts et qui rejettent l'austérité ».

 

Ce fut pour elle l'occasion de réaffirmer les engagements du PGE « Le parti de la gauche européenne continuera à construire, à créer les espaces communs de luttes et d'alternatives ». Et un des ces espaces à venir sera la tenue d'un Forum européen des alternatives au mois de mai prochain à Paris, au moment du 10e anniversaire du non français au Traité constitutionnel européen.

 

Avant, il y a d'autres dates à l'agenda européen, comme la journée d'actions européenne contre le TTIP et le fracking le 11 octobre, et la préparation en novembre, à Francfort, de ce qui sera une grande manifestation de protestation au printemps, lors de l'inauguration du nouveau siège de la Banque centrale européenne dans la ville allemande.

 

«Bloccupy n'est pas une série de 3 grandes manifestations jusqu'à cette date, mais un réseau social qui unit différents mouvements » a expliqué Lux, un militant du mouvement. Pour lui « si le capitalisme s'organise au niveau européen, nous devons en faire de même ». Preuve en est la réunion qui a eu lieu la semaine antérieure à Bruxelles, de « 15 organisations du monde entier, de tous les spectres politiques de la gauche, la gauche européenne, des anarchistes, des parlementaires, des mouvements sociaux, tous autour de la même table. Tous travaillant unis. Et ce travail unitaire doit commencer à traverser l'Océan Atlantique quand il s'agit du TTIP qui nous affecte tous ». De plus, selon Lux, « il s'agit d'unir les différentes luttes sectorielles dans une grande lutte conjointe ». L'objectif n'est pas de modifier le traité mais de changer le système.

 

De son côté, Roberto Morea de Transform ! Europe a parlé de la genèse de l'altersummit qui est arrivé quand il est devenu visible que le Forum social européen n'était plus suffisant, qu'il manquait une réponse politique et la réussite d'une union entre beaucoup de syndicats et de mouvements pour une réponse commune. De l'altersummit tenu il y a un an et demi, était sorti un manifeste pour une Europe alternative qui a fait partie des références pour l'élaboration de la plateforme programmatique du PGE approuvée à son dernier congrès, en décembre 2013.

 

Le festival s'est terminé le dimanche soir avec un énergique meeting d'Alexis Tsipras et la lecture d'un message de Pierre Laurent, le Président du PGE.